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L'ART RUPESTRE DANS LE MASSIF DE FONTAINEBLEAU

 

Il s'agit d'un art, réalisé par les hommes à différentes époques, sur les parois rocheuses, notamment d'abris ou de grottes naturelles.

Cet art se manifeste sous forme de peintures ou de gravures mais ce sont ces dernières qui prédominent très largement puisque seulement trois peintures ont été découvertes sur le millier d'abris ornés recensés. L'une d'elles, datant sans doute du Paléolithique supérieur, a été mise au jour : il s'agit d'un équidé peint en ocre rouge sur une plaque de grès dont la tête manque. Le contour de la figure est peint par points jointifs appliqués avec un colorant en pâte. La même technique se retrouve dans le remplissage du corps de l'animal.

La présence de cet art rupestre est conditionnée par l'existence des grès datant de l'Eocène et on les retrouve principalement dans la Forêt domaniale de Fontainebleau et des Trois Pignons, dans le Cirque de Larchant et dans le massif de Rambouillet.

Une grande diversité des lieux a été choisie par les hommes pour ces gravures le plus souvent exposées à la lumière du jour, dans des géodes, des abris sous platière ou des " chambres ".

Certains motifs répétitifs tels que les " triples enceintes " (3 rectangles concentriques avec médianes), les anthropomorphes etc. font l'objet d'études thématiques.

Cependant, cet art rupestre est essentiellement schématique, géométrique et non figuratif. Il est dans l'ensemble stéréotypé et peu varié, constitué en grande majorité de quadrillages, de cupules, de sillons, parfois de chevrons et de lancéolés... On retrouve également des rouelles, des zoomorphes, des anthropomorphes, des arboriformes, des haches...

Le tracé est obtenu le plus souvent par des mouvements abrasifs répétitifs à l'aide d'un grattoir en grès, quelque fois en silex, abandonnés sur place par les artistes. La technique dite linéaire est également utilisée mais moins fréquemment. Le piquetage est très rare.


Le caractère schématique de cet art comportant des motifs que l'on rencontre à toutes les époques rend très difficile leur datation et les abris ornés renfermant des remplissages archéologiques susceptibles de les dater sont peu nombreux. Tout comme la datation, la signification de cet art reste hypothétique. Néanmoins, pour la datation, quelques éléments permettent d'attribuer au Mésolithique une partie des gravures. D'autres éléments plus isolés sont antérieurs, paléolithiques, ou postérieurs, protohistoriques ou médiévaux.

En effet, l'absence d'organisation dans la répartition des gravures au sein des abris est frappante. De plus, aucune disposition préférentielle par rapport à la morphologie de l'abri n'a été perçue comme un élément déterminant. Enfin, le manque d'unité du secteur géographique exclut la notion de site sanctuaire mais fait penser à une région de culte diffus. Par ailleurs, des sillons de grande taille dits " naviformes " pourraient résulter d'une récupération de poudre de grès, à des fins thérapeutiques ou prophylactiques.

La recherche et l'inventaire de ce domaine original est l'objet privilégié des activités du GERSAR, association essonnienne créée en 1975.Une vingtaine d'abris ornés sont découverts en moyenne chaque année et le nombre des sites recensés s'élève aujourd'hui à 1 200.


Pour plus d'informations, contactez l'association du GERSAR :

chez Alain Bénard 59 square Georges Guynemer - 91070 BONDOUFLE

Courriel : alain.benard.gersar@wanadoo.fr

Tel : 01 60 86 41 12