LA GROTTE DES MERVEILLES
Un vrai petit bijou

OU
SE TROUVE-T-ELLE ?
Pour arriver jusqu'à Rocamadour dans le Lot, haut lieu de la chrétienté au Moyen-Age, vous n'hésiterez pas à emprunter les petites routes qui serpentent sur le Causse. Vous découvrirez alors un paysage de toute beauté, parsemé de lilas sauvages en avril et de bâtisses en pierre aux toits d'une architecture toute particulière à la région. Ce village médiéval, sur la route de St Jacques de Compostelle, perché sur son piton de calcaire, avec ses fortifications et ses sanctuaires est aussi, il faut le souligner, un haut lieu du tourisme de masse actuel. Un conseil : venez tôt dans la matinée et en semaine si possible, vous jouirez plus allègrement de ce superbe site et de la visite de la grotte des Merveilles qui porte son nom à merveille !!!
QU'Y VOIT-ON ?
La visite dure 45 mn environ. C'est au fond d'un jardin privatif que l'on accède aujourd'hui à la grotte. Redécouverte en 1920, elle est la première grotte préhistorique trouvée dans le Lot et on pense qu'elle fut aussi un refuge pour les populations locales durant la guerre de 100 ans. L'entrée préhistorique est inconnue à ce jour.

Après avoir descendu une dizaine de marches, on pénètre dans
cette petite grotte, au plafond bas (8m d'épaisseur de voûte), harmonieusement
éclairée et aménagée pour le visiteur. Nous sommes
ici dans le Parc Régional du Causse du Quercy, c'est à dire
sur un vaste plateau calcaire, rongé par l'écoulement des eaux souterraines.
C'est pourquoi, cette grotte ne manque pas de charme avec sa myriade de stalactites
naines qui décorent son plafond, ses jolies concrétions, ses petits
bassins dans lesquels se reflètent quelques stalagmites qui évoquent
des châteaux forts ou la muraille de Chine peutêtre
une ambiance
très " lunaire ". Dans une alcôve, on remarque une très
belle concrétion qui, à la lueur des lampes, évoque la Vierge
à l'enfant, un santon ou un Bouddha encore, juste en face d'une colonne
de calcite, véritable arbre de Noël scintillant. Mais bien entendu,
juste avant cette féerie naturelle, nous restons ébahis devant 11
points ocres, soufflés par la bouche de l'homme: de gauche à
droite, 3 verticaux puis, 4 horizontaux, 3 en triangle et enfin, 1 seul. Ils sont
tous de taille assez importante et complètent la magie de l'endroit de
leur mystérieuse signification.
Datés de 20 à 25 000 ans, dessins et gravures se suivent, sur une paroi, juste à droite de l'entrée. Ils sont d'un style assez épuré. Tout d'abord, une main négative, pouce à droite, index, majeur coupé et les 2 autres doigts moins visibles.
Au-dessous, la curiosité de la grotte : un cheval en 2 parties, c'est à dire séparé par une coulée de calcaire. De gauche à droite : l'arrière train de l'animal avec la queue et les membres inférieurs, la coulée et ensuite, l'avant avec la tête et les pattes. L'il est visible. On s'est servi de l'arête de la roche pour dessiner la crinière. Sans aucun doute, l'artiste a utilisé consciemment la formation naturelle pour évoquer un obstacle que l'animal franchit en bondissant. Il plonge littéralement en avant, la tête baissée pratiquement entre les pattes, arc bouté dans le saut. Ceci est tout à fait remarquable et prouve le sens aigu de l'observation, la grande imagination et le talent impressionnant de l'artiste qui a confectionné cette uvre.
A côté du cheval, un autre dessin recouvert de calcite dont on ne
peut plus deviner la représentation. Ensuite, vient un cervidé,
de style très simplifié et une jolie tête de cheval qui
lui fait front.
A noter que tous les dessins décrits ci-dessus sont
réalisés grâce à la technique du soufflé par
la bouche, avec du manganèse (ils sont donc noirs) dont on sait maintenant
qu'il contient certaines propriétés hallucinogènes. Non,
non
à chacun sa propre interprétation !!!
Ensuite, un autre cheval, cette fois-ci en ocre rouge, les membres avant repliés, de style assez primaire et juste en dessous un bouquetin, toujours ocre, la tête baissée et dont les superbes cornes ont été gravées directement dans la paroi. Il est suivi par un lion des cavernes, dont la tête se dessine dans la panse de ce dernier. Cet animal assez grand est tout à fait remarquable ne soit-ce que par sa rareté dans l'art pariétal du Paléolithique Supérieur.
Dessous, un autre grand cheval dont on aperçoit encore la tête et la croupe gravée, suivi d'un autre grand cheval qui suit habilement la sinuosité de la corniche.
Plus loin, un prédateur, une hyène ou un loup probablement. Ici, il faut noter l'attitude de l'animal tout à fait reconnaissable de ce type d'animal : tête penchée en avant, le cou tendu, il s'agit sans aucun doute d'un prédateur à l'affût. Superbe !!!
Enfin, pour terminer une autre main négative, soufflée, noire, à laquelle on compte 6 doigts !!! accompagnée d'une autre, en dessous, rouge, moins visible ainsi que de traces non interprétées car très effacées.
LES " PLUS " DE LA GROTTE
- un accès
très facile à côté de l'Office du Tourisme de l'Hospitalet
- un parking (il est difficile de se garer dans le coin et la visite du village
est impossible en voiture)
- la proximité des hauteurs du site de Rocamadour,
à 100m du panorama (accès au village à pied par un très
charmant et bucolique Chemin de Croix après avoir fait un tour sur les
remparts du château par exemple, histoire de contempler les environs
)
- une boutique avec un bel échantillonnage de pierres fines (améthystes,
cristaux etc.
)
- un bon accueil
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
Visites d'avril à
novembre
Pour tous renseignements Tél. et Fax au 05 65 33 67 92
(MAI 2003)

Village de Rocamadour